L'innovation en action

Le bio-contrôle reste encore marginal en France. Pourtant la réduction des produits phytosanitaires reste l’un des défis majeurs pour la production agricole. C’est justement pour cette raison qu’un consortium public-privé de recherche sur le bio-contrôle vient tout juste d’être lancé officiellement.

 

L’événement est quelque peu passé en second plan au Salon International de l’Agriculture (SIA) en raison de la situation actuelle dans laquelle se trouve le monde agricole française. Pourtant, c’est bien l’un des grands enjeux pour l’agriculture dont il est question avec le lancement d’un consortium public-privé de recherche sur le bio-contrôle dont le but sera de développer des solutions dans ce domaine pour les agriculteurs et, à terme, faire émerger une industrie en France.

 

Le bio-contrôle, l’avenir de l’agriculture

 

Justement, ce domaine du bio-contrôle, qu’en est-il exactement ? Il s’agit de l’ensemble de méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels. Si les coccinelles comme gardiennes des cultures sont sans aucun doute la technique de bio-contrôle la plus connue, il en existe beaucoup d’autres, réparties en quatre familles : les macro-organismes auxiliaires, les coccinelles donc, les micro-organismes (champignons, bactéries), les médiateurs chimiques (phéromones et kairomones) ainsi que les substances naturelles.

 

Ces alternatives permettent avant tout de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires, dangereux à la fois pour l’environnement tout comme pour la santé. Si leurs disparitions totales sont aujourd’hui impossibles, une réduction drastique est fortement souhaitée et encouragée avec la mise en place du plan Ecophyto 2. Mais pour cela, il faut que les solutions se multiplient et que les agriculteurs se les approprient.

 

C’est dans ce sens que va le consortium de recherche sur le bio-contrôle réunissant 36 acteurs. L’initiative est parvenue à regrouper institutions publiques (ministère de l’Agriculture, pôles de recherche, universités) et partenaires privés (associations professionnelles et entreprises) qui vont désormais travailler ensemble sur le sujet.

 

Si l’intérêt réside dans le développement de nouvelles techniques et d’arriver rapidement à des phases d’essais, ce consortium doit également permettre de lancer une industrie de bio-contrôle en France, aujourd’hui peu présente, avec seulement 5 % des parts de marché de la protection des cultures, mais avec des taux de croissance qui dépassent les deux chiffres, notamment pour les cultures sous serres.

 

Ce consortium fait partie intégrante du plan « Agricultures Innovation 2025 », lancé quelques jours auparavant par les ministres de l’Agriculture, Stéphane Le Foll et de la Recherche, Thierry Mandon. A cette occasion, les deux ministres avaient rappelé l’importance du bio-contrôle et de la recherche dans ce domaine. Le consortium est désormais là pour y parvenir.

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